De la place Charles de Gaulle à l’extrémité du Sillon

 

 Des hauteurs des Quatre-Vents, le visiteur jouira d’une vue panoramique sur le port de Camaret, qui justifie si bien son étymologie : Kameled (le port courbe).

On pourra garer son véhicule sur la place Charles de Gaulle ou à proximité. La Maison du Patrimoine qui garde la mémoire de l’épopée sardinière et langoustière de Camaret, retiendra en tout premier lieu l'attention. Deux siècles d’histoire permettant de mieux saisir le caractère de ce petit port breton.

 La rue de Reims, puis la rue de Dixmude gardent dans leur courbe caractéristique la marque des anciens fronts de mer. C’est ici le quartier du Notic (“an aodig” : la petite grève), témoin de l’intense activité maritime à l’époque où Camaret était un port de relâche.

Par la rue des Palangriers, on regagnera le quai Toudouze qui offre un magnifique point de vue sur le port, la Tour Vauban, la chapelle Rocamadour, le Sillon.

Crédit photo : R. Audren - Droits réservés.

 

On s’arrêtera devant le café de la Marine - l’ancien hôtel de la Marine tenu par Rosalie Dorso - où descendirent des artistes célèbres : Eugène Boudin, André Antoine, Les Toudouze, Luce, Tailhade, Lacombe, Saint-Pol-Roux.

On se dirigera vers le Styvel (la Source), animé par ses cafés et ses hôtels, d’où on jouit d’un point de vue exceptionnel sur le port. Puis on empruntera le sillon - un ancien cordon de galets - qui ferme presque le port et le rend si sûr même par gros temps.

Sur la grève, reposent plusieurs épaves qui rappellent la vocation langoustière de Camaret.

A proximité de la chapelle Rocamadour, la Janine, un des derniers langoustiers camarétois est en cours de restauration. Des mois de travail seront nécessaires à l’association des Compagnons d’Ulysse pour mener à bien ce chantier de réinsertion qui redonnera une nouvelle vie à ce bateau traditionnel.

 

La chapelle séduit par la blondeur de la pierre de Logonna qui met en valeur le kersanton sombre des deux portes. Cette chapelle, que baigne la haute mer, rappelle le secours que demandaient à Notre-Dame ceux qui partaient pour de si longues campagnes. Les camarétois mirent-ils ainsi le cap sur le Brésil ou l’Afrique du Sud !

Un peu plus loin, le slipway, le chantier de construction, la station de sauvetage, un atelier de mécanique, le port de plaisance : un résumé de la vocation maritime de Camaret.

A l’extrémité du Sillon, la Tour Vauban, attire irrésistiblement le visiteur. Admirablement construite, cette tour est le prototype et le plus bel exemple de fort à la mer de Vauban à batterie basse et tour de gorge. Revêtue d’un enduit ocre à base de brique pilée cette tour que Vauban appelait sa Tour dorée fait partie du Réseau des Sites Majeurs de Vauban candidats au patrimoine mondial de l’UNESCO. 

En savoir plus : consulter la rubrique « Patrimoine historique »

Au retour, on admirera les falaises de la Presqu’île de Roscanvel et l’ilôt des Capucins qui veillait sur la sécurité du goulet. On retournera vers le quai Toudouze, auquel les couleurs vives des maisons donnent un air d’Irlande.

 © Mairie Camaret-sur-Mer 2006  Imprimer la page