La tour Vauban

 

 

 

La Tour Vauban fait partie du réseau des sites majeurs Vauban candidats à l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.

" Gardienne du littoral de l’Armorique "

La position stratégique de Camaret à l’entrée de la rade de Brest en a fait un enjeu important au plan militaire pour la défense du Pays.

A la fin du 17ème siècle, en guerre contre l’Angleterre et la Hollande, Louis XIV, craignant une action maritime ennemie contre le grand port militaire de Brest, dépêche Vauban en Bretagne en vue de fortifier l’ensemble de la rade. Vauban entreprend alors la réalisation d’une impressionnante série de fortifications : construction de batteries de part et d’autre du Goulet (la batterie de Cornouaille et le fort de Mengant, les batteries de Bertheaume et de Camaret sur mer avec la Tour du Sillon de Camaret).

La Tour Vauban
Le 18 juin 1694 une expédition anglo-hollandaise se prépare à envahir la Bretagne. Lorsque la flotte ennemie se présente à l'entrée de la rade de Brest, elle est accueillie par les tirs de la batterie de la Tour à peine terminée.
Les remparts de la Tour Vauban

 Les chaloupes de débarquement qui se présentent sur la grève de Trez Rouz sont aussitôt attaquées par les miliciens et les soldats. Les assaillants en déroute ne peuvent rembarquer car, la mer baissant, leurs chaloupes se sont échouées. Sous les huées des combattants français l’ennemi doit virer de bord laissant derrière lui  de lourdes  pertes.

Pour commémorer ce haut fait, Louis XIV fait graver deux inscriptions : une médaille sur laquelle on peut lire "Custos orae Aremoricae"(qui est devenue la devise de Camaret "Gardienne du  Littoral de l’Armorique") et aussi "Anglis et Batavis caesis et fugatis 1694"("Anglais et Hollandais taillés en pièces et mis en fuite 1694").

 
Dessin de Jim Sevellec

La Tour Vauban, construite à l’extrémité du sillon à côté de la chapelle Notre Dame de rocamadour, est devenue l’emblème de Camaret sur mer. Revêtue d’un enduit à base de brique pilée, la ‘Tour Dorée’, comme enchâssée au cœur même du Port, bénéficie d’un cadre exceptionnel qui a inspiré de nombreux peintres et attire chaque année un nombre important de visiteurs.

Pour les visites, s’adresser à l’Office de Tourisme (visites guidées assurées par l’association « Vauban – La Tour Dorée »).

La Tour Vauban candidate à l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La Tour Vauban fait partie du réseau des sites majeurs Vauban candidats à l'inscription au patrimoine mondial de l'humanité.

Depuis 2 ans déjà la Tour Vauban fait partie du Réseau des Sites Majeurs de Vauban. Au nombre de 14, ces Sites Majeurs, choisis par un comité d’experts parce qu’ils représentent toutes les facettes de l’œuvre de Vauban, préparent une candidature commune pour l’inscription de l’œuvre de Vauban au patrimoine mondial de l’UNESCO.

C’est une candidature qui a pour objet la reconnaissance du génie bâtisseur de Vauban, mais aussi de ses qualités d’humaniste, attentionné à la préservation de la vie de ses soldats, soucieux d’urbanisme comme en témoignent nombre de villes nouvelles conçues par Vauban au sein de ses enceintes fortifiées.

 

Dans chaque site, des comités de soutien ont été instaurés pour valoriser les fortifications, en assurer l’animation et préparer les célébrations de l’année Vauban en 2007.

 

L’Association « Vauban - La Tour Dorée » de Camaret sur mer s’est donnée pour missions le soutien au projet UNESCO et la mise en valeur de la Tour dans le domaine architectural et historique.

 

S’il se concrétise, le classement de l’œuvre de Vauban au patrimoine Mondial aura un impact important pour la commune mais aussi pour la Presqu’île et tout le Département où de nombreuses fortifications bénéficieront de ce regain d’intérêt et de cette reconnaissance internationale.

 

Pour ce projet enthousiasmant le soutien de tous est nécessaire. Déjà beaucoup de camarétois ont déclaré soutenir la candidature de la Tour Vauban, et des personnalités très connues font partie du comité de soutien.

http://www.sites-vauban.org/
 © Mairie Camaret-sur-Mer 2006  Imprimer la page