La tour Vauban de Camaret-sur-Mer

Un site inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco

 

Le lundi 7 juillet 2008, le Comité du patrimoine mondial a inscrit le réseau des sites majeurs de Vauban sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Douze sites sont retenus parmi lesquels la Tour Dorée de Camaret-sur-Mer.

 

Pourquoi la Tour Vauban ?

Parmi les forts à la mer à batterie basse et tour de gorge construits par Vauban, seule la Tour Dorée a su garder son authenticité et son intégrité grâce à des restaurations de qualité.

Second aspect important, elle est liée historiquement à Vauban par la bataille du 18 juin 1694, appelée également La bataille de Trez-Rouz. Camaret est le seul site qui a vu la présence de Vauban au moment d’une bataille.

 

Pour plus d’informations :  http://www.sites-vauban.org/

 

 

Sébastien Le Prestre de Vauban

 

 

Sébastien Le Preste de Vauban est un architecte et ingénieur militaire français. Il est né en 1633 en Bourgogne et est mort en 1707. Il débute sa carrière militaire lors de la Fronde, révolte des nobles et des habitants de Paris. C’est en 1653, qu’il entre au service du roi Louis XIV qui le nommera en 1678 commissaire général des fortifications. Pour améliorer la sécurité du royaume, il a renforcé les frontières par une centaine de fortifications.

 

Présentation de la tour

La tour Vauban est une tour défensive construite sur un plan directeur de Vauban et érigée sur le Sillon à Camaret-sur-Mer, près de la chapelle Notre Dame de Rocamadour. La Tour Vauban fait partie d'un complexe stratégique destiné à défendre la rade de Brest.

L’ensemble se compose d’une tour, d'un corps de garde, d'une batterie qui pouvait contenir 11 canons ainsi que d’un four à boulets. Le tout est entouré d’un fossé. On y accède par un pont-levis.

La tour comporte quatre niveaux : un sous-sol (fermé au public), un rez-de-chaussée et deux étages. On accédait au sous-sol par une trappe, c’est là qu’étaient entreposés les vivres et la poudre. Les étages supérieurs, desservis par un escalier à vis, abritaient le corps de garde et des logements. La tour était percée pour sa défense de créneaux de mousqueterie de type archère.

 La tour est flanquée d'une batterie basse semi-circulaire à larges embrasures et d'un corps de garde défensif. Sur la batterie on peut toujours admirer l’un des derniers exemples de four à boulet encore conservé.

 

Camaret : un site stratégique

Au XVIIe siècle, la Bretagne possède de grands ports de commerce et de guerre (Saint-Malo, Lorient, Morlaix, Brest). Avec la montée en puissance  du pouvoir royal sous Louis XIV vient la nécessité de fortifier ces côtes. Vauban est alors chargé d’établir des plans de défense de ces ports. Dès 1685, il souligne la nécessité de protéger l’anse de Camaret qui est le passage obligé des navires se dirigeant vers Brest. 

 

La bataille de Trez-Rouz

Le 18 juin 1694, alors que la tour de Camaret est encore en travaux, la flotte Anglo-hollandaise tente une descente sur Camaret afin de forcer le goulet et bombarder la ville de Brest. Les navires ennemis furent accueillis par les tirs croisés des 9 canons de la tour alors en place. La victoire est écrasante, environ 800 Anglo-hollandais sont tués contre une quarantaine de blessés seulement côté français. A la suite de cette bataille, Louis XIV honora Camaret du titre de gardienne du littoral de l’Armorique et fit frapper une médaille. 

 

Les activités pédagogiques

La commune de Camaret-sur-Mer offre aux établissements scolaires la possibilité de faire participer les élèves à des visites ou ateliers pédagogiques tout au long de l’année. Ouvertes à tous les élèves de la maternelle aux collèges, ces activités de découverte du patrimoine peuvent servir de support ou d’illustration à de nombreuses matières.

 

Actualité du site

Les restaurations de l'escarpe et de la contrescarpe

Après la restauration de l’enduit rouge de la tour en 2007, le chantier reprend avec  la restauration de l’escarpe et de la contrescarpe, ces murs tapissant le fossé qui ceinture la tour, dans lequel la marée pénètre par infiltration.

Ces travaux qui ont débuté en septembre dernier, sont réalisés par l’entreprise Goavec-Pitrey de Braspard dans le Finistère avec les concours financiers de l’entreprise Total, de la fondation du Patrimoine, du Conseil Régional de Bretagne, du Conseil Général du Finistère et de la commune de Camaret. Madame Marie-Suzanne de Ponthaud, Architecte en Chef des Monuments Historiques, veille au bon déroulement du chantier. A ce jour, l’escarpe et la contrescarpe ont été débarrassées de toute végétation, les joints ont été retirés, les pierres nettoyées. Le chantier va se poursuivre avec le remplacement des pierres trop endommagées et la réfection de l’enduit.

Selon le calendrier des travaux, l’entreprise envisage de réaliser les enduits à partir du mois de mars pour clôturer le chantier début 2010.

 © Mairie Camaret-sur-Mer 2006  Imprimer la page