Présentation du site

 

 

La tour Vauban est une tour défensive construite sur un plan directeur de Vauban et érigée sur le Sillon à Camaret-sur-Mer, près de la chapelle Notre Dame de Rocamadour. La Tour Vauban fait partie d'un complexe stratégique destiné à défendre la rade de Brest.

 

 

 

L’ensemble se compose d’une tour, d'un corps de garde, d'une batterie qui pouvait contenir 11 canons ainsi que d’un four à boulets. Le tout est entouré d’un fossé. On y accède par un pont-levis.

La tour comporte quatre niveaux : un sous-sol (fermé au public), un rez-de-chaussée et deux étages. On accédait au sous-sol par une trappe, c’est là qu’étaient entreposés les vivres et la poudre. Les étages supérieurs, desservis par un escalier à vis, abritaient le corps de garde et des logements. La tour était percée pour sa défense de créneaux de mousqueterie de type archère.

La tour est flanquée d'une batterie basse semi-circulaire à larges embrasures et d'un corps de garde défensif. Sur la batterie on peut toujours admirer l’un des derniers exemples de four à boulet encore conservé.

 

Camaret : un site stratégique

 Au XVIIe siècle, la Bretagne possède de grands ports de commerce et de guerre (Saint-Malo, Lorient, Morlaix, Brest). Avec la montée en puissance du pouvoir royal sous Louis XIV vient la nécessité de fortifier ces côtes. Vauban est alors chargé d’établir des plans de défense de ces ports. Dès 1685, il souligne la nécessité de protéger l’anse de Camaret qui est le passage obligé des navires se dirigeant vers Brest.

 

 

La bataille de Trez-Rouz

Le 18 juin 1694, alors que la tour de Camaret est encore en travaux, la flotte Anglo-hollandaise tente une descente sur Camaret afin de forcer le goulet et bombarder la ville de Brest. Les navires ennemis furent accueillis par les tirs croisés des 9 canons de la tour alors en place. La victoire est écrasante, environ 800 Anglo-hollandais sont tués contre une quarantaine de blessés seulement côté français. A la suite de cette bataille, Louis XIV honora Camaret du titre de gardienne du littoral de l’Armorique et fit frapper une médaille.

 © Mairie Camaret-sur-Mer 2006  Imprimer la page