Camaret
Camaret, par ce matin dété,
cétait la beauté,
toute la jeunesse du monde
sous la féerie claire des voiles.
Je sentis que mon destin my conduisait,
que je navais plus le droit de partir
Et jy suis demeuré
au milieu des paysans et des pêcheurs.
Je remercie Camaret dune hospitalité
de trente ans qui ne finira jamais
puisque cest dans son sol que je dormirai
jai fait inscrire sur un entablement
de mon manoir ces mots orgueilleux peut-être :
Ici jai découvert
la vérité du monde,
Tout le secret de ma solitude,
de ma méditation,
conséquemment de mon prudent silence,
gît là.
Saint Pol-Roux, 1922.
Extrait de luvre « De lart magnifique », publié avec laimable autorisation de M. René Rougerie, éditeur de Saint Pol-Roux.